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O douce Providence – performance première, "Deux" / 2e mouvement | à titre informatif seulement

(sous-titres SM: SVP, sélectionnez le bouton "CC" en bas à droite de la vidéo)





O douce Providence


Première: le 13 juillet, 2016 à 14h. Auditorium, Musée des beaux-arts du Canada




O douce Providence[1]




         O douce Providence est une présentation en direct de quarante minutes, en français (avec surtitres anglais), qui intègre la vidéo, le théâtre et l'histoire orale avec la composition de musique classique. Basé sur le témoignage en direct d'Hervé Bertrand, l'un des Orphelins de Duplessis, O douce Providence a eu sa performance première le 13 juillet, 2016 au Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa, joué par les Chambristes du Canada dans le cadre du festival Musique et Autres Mondes, 2016. O douce Providence sera disponible pour des performances à l'échelle nationale et internationale à partir d'hiver 2017.

         Orchestré pour témoin (Hervé Bertrand – témoignage, musique à bouche, pieds), quintette avec piano, claquette* et vidéo / bande sonore, et joué en six mouvements contigus, O douce Providence se concentre sur le témoignage de langue française d’Hervé Bertrand, l'un des quelques centaines d'Orphelins de Duplessis survivants. La partie vidéo d'O douce Providence se compose de séquences filmées de M. Bertrand à des endroits pertinents à son histoire et celle des orphelins de Duplessis aujourd'hui; le récit d'O douce Providence est tiré de ce matériel, et est interprété en direct par Hervé sur scène avec l'ensemble.

          M. Bertrand, aujourd’hui âgé de 74 ans, qui milite depuis toujours pour appeler l’attention sur la cause de cette grande tragédie humaine de la société québécoise moderne – qui se rappelle avoir pris l’engagement à 15 ans de faire en sorte « que ça soit réglé pour l’an 2000 ». À ce jour, M. Bertrand poursuit sa quête de justice avec d’autres survivants.

         Pendant ses années dans le système d’orphelinat, M. Bertrand a appris deux chansons traditionnelles françaises par mois, soit au total entre 600 et 700 chansons. Chanteur et joueur d’harmonica chevronné (enfant, il a appris à jouer l’instrument en cachette à l’orphelinat Mont Providence), M. Bertrand peut encore jouer et chanter de nombreuses chansons apprises à cette époque. L’Hymne à la Providence, chanson dont s’inspire le titre de la pièce et qui y figure en bonne place, était chanté par les enfants de l’orphelinat Mont Providence tous les matins avant le début des leçons. Dans le cadre d’un vaste programme visant à institutionnaliser les orphelins québécois dans des hôpitaux psychiatriques partout dans la province, un contrat avait été signé en août 1954 qui reclassait les orphelinats en établissements psychiatriques. « En déclarant les orphelins mentalement déficients, le Québec et l’Église avaient trouvé le moyen de renflouer leurs coffres : la province obtenait de larges subventions d’Ottawa pour la construction d’hôpitaux, et à son tour payait l’Église deux fois plus pour les soins aux patients psychiatriques qu’aux orphelins ».[2] L’enseignement à l’orphelinat Mont Providence a cessé, les enfants y étaient contraints de travailler de longues journées, et chanter l’Hymne à la Providence était désormais interdit.

         En 1955, les enfants de la classe Saint Georges ont organisé une marche dans les corridors de Mont Providence jusqu’au bureau de la mère supérieure en chantant l’hymne; ce chant les réconfortait et leur rappelait des jours meilleurs. Les trois orphelins à l’origine de la marche ont par la suite été transférés à l’hôpital psychiatrique Saint Jean de Dieu, et les enfants de l’orphelinat Mont Providence n’ont plus jamais chanté l’Hymne à la Providence.

         O douce Providence rend hommage à ce tout premier acte de militantisme des Orphelins de Duplessis, tout en défiant les rôles traditionnels de l'auditoire et des artistes interprètes, à travers l'action mise en scène pour les musiciens, l'équipage et certains invités sélectionnés.
























Music & Beyond
Commandé par Musique et Autres Mondes et Les Chambristes du Canada





Karisma Audio               Comité des Orphelins et Orphelines de Duplessis Victimes d'Abus               Urban Post               Technicolor




Canada Council for the Arts                 Ontario Arts Council



Centre for Oral History and Digital Storytelling, Concordia University




























Claquette
* Claquette: un instrument de percussion en bois utilisé pour obtenir le silence et l'ordre dans la salle de classe. (photo: Alex Martin)
1 Jean-Denis Daulé, Nouveau recueil de cantiques à l'usage du diocèse de Québec, Québec, Nouvelle imprimerie, 1819, p. 121.
2 Clyde H. Farnsworth, “Orphans of the 1950's, Telling of Abuse, Sue Quebec”, The New York Times, May 21, 1993, p. A3.


Vidéo – image fixe:Alyssa Ryvers et Hervé Bertrand au Studio Karisma, 2014. (photo: Van Royko)
Image de fond d'écran – centre: Orphelins de Duplessis en avant de l'orphelinat Mount Providence, 1953(?). (photo: anonyme) [de gauche à droite: M. Bertrand est l'avant dernier enfant dans la première rangée]
Image de fond d'écran – bas: Orphelins de Duplessis qui participent dans une manifestation devant la Basilique Notre-Dame de Montréal, 2011. (photo: anonyme)

 

 

 

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